Le CSA académique concernant la répartition des moyens dans les établissements et les écoles devait se tenir ce matin, mardi 3 février. Les 6 élu·es de la FSU ont choisi de boycotter cette séance. Le CSAA de repli aura lieu le vendredi 6 février.
Les représentant·es de la FSU refusent de siéger pour dénoncer les suppressions de postes dans l’académie (87 dans les écoles et 100 dans les collèges et lycées) et l’absence de créations de postes au sein des équipes pluri-professionnelles (personnels administratifs, techniques, infirmières, assistantes sociales, PsyEN, CPE ou encore AED).

Ces suppressions de postes, qui représentent une véritable saignée, sont la conséquence du budget 2026. Le choix de la politique budgétaire austéritaire et de casse des services publics incombe au gouvernement qui sacrifie l’avenir de la jeunesse.

Pour la FSU, la baisse démographique ne peut justifier les suppressions de postes. Dans le premier degré elle doit être l’occasion de baisser les effectifs d’élèves par classe, de recréer des antennes de RASED, d’augmenter le nombre de titulaires remplaçant·es… Quant au second degré, il faudrait créer 10 000 postes au niveau national pour revenir au taux d’encadrement de 2017. Le pic démographique des années 2000 n’a pas été accompagné des créations de postes nécessaires. Par ailleurs, les 2000 créations d’emplois annoncées par le premier ministre sont une entourloupe, car elles étaient déjà budgétées pour la plupart, et n’apporteront que trop peu de moyens pour réussir l’école inclusive.

En outre, le budget 2026 ne prévoit rien en terme de revalorisation salariale. Cette nouvelle année blanche est inacceptable et marque le mépris le plus profond envers les services publiques et leurs agent·es.

Ce boycott est une réponse à la précipitation avec laquelle se prépare cette rentrée. En refusant de trouver des compromis à l’Assemblée, le gouvernement a joué la montre et le pourrissement pour faire passer ses projets. Aujourd’hui, le prétexte de l’urgence n’a que pour but d’empêcher toute mobilisation. Les documents préparatoires ont été envoyés aux élu·es du personnel vendredi à 17h30, pour un CSA prévu le mardi suivant. Trop court pour préparer sérieusement et permettre de recueillir les informations et les besoins des personnels ! La pression de la préparation de rentrée ne peut museler ce qu’il reste de démocratie sociale.

Enfin, ce boycott pour dénoncer la communication ministérielle qui fait croire à l’attribution de moyens suffisants pour l’école inclusive alors qu’il n’y a que seulement 4 nouvelles ULIS créées dans les collèges de l’académie. Concernant les AESH, les 800 temps plein annoncés nationalement représentent en fait 500 créations nouvelles par rapport au budget initial. Ils sont indispensables mais insuffisants pour accompagner à la hauteur de leurs besoins les élèves de notre académie dont une partie sont notifié·es et toujours en attente d’un·e AESH.

La FSU appelle les personnels à se réunir et à se mobiliser dans les écoles et les établissements pour dénoncer cette baisse de moyens et demander des classes moins chargées et des équipes pluri-professionnelles complètes !

Les élus de la FSU rendront compte des débats suite au CSA académique du vendredi 6 février.